J'ai beau détester le monde entier mais en vérité c'est moi que je hais
Oihana
' Désillusionnée avant l'age, je dégueule sur la facilité des sentiments! '
Moi <<Au fil du temps, on αpprend, on encαisse, on tombe, puis on se relève. Certαines de nos rencontres nous mαnque à jαmαis et d'αutres s'αccαpαrent de vos pensées et s'imissent dαns vos souvenirs. On vit puis on oublie. Il y α ceux qui pαrtent et ceux qui restent ! Ceux que tu lαisses pαrtir indifférente et ceux que t'éssαie de retenir le coeur brisé. On devrαit se dire que c'est lα vie ou αu moin αvoir le courαge de le penser ...>>
Je suis téméraire, ambitieuse, j'envisage ma vie avec une audace insolente. Je suis une gamine désenchantée par le désespoir lucide de la littérature, mais je marche sur un tel rythme d'allégresse et d'orgueil que l'inaccessible ne m'effraie pas; au contraire, l'insaisissable m'émerveille par ses ésotérismes.
Tout ce que je possède de droit m'indiffère, je suis exaltée par la conquête de l'inabordable. Je méprise ce qui est facile à obtenir, je voue un culte à ce que je ne possède pas ; telle est la quintessence de mon égoïsme. Ma prétention irrévérencieuse, dont je suis à la fois geôlier et détenue, se refuse à estimer ce qui m'est du.
Je pallie l'inanité de la vie par cette doctrine de l'exigence, qui me galvanise dans mon insatiable quête d'excellence. Je goûte à la douleur, à la souffrance et au chagrin. Je rode autour de l'amertume, du mal être, de la torpeur et du découragement. Je sombre dans la mélancolie, dans la peine et dans l'inquiétude. Je suis seule dans mon désespoir et seule à éviter mon angoisse. Je tombe dans l'accablement, et peine à me définir comme une personne triste.Me voici. Je suis née a Pau grace a deux êtres banales .